Célébrons les étapes de nos vies…
Publié par theoparvis le octobre 20, 2010
Dans la nature, chaque saison a ses couleurs, il en va de même de nos vies.
Nous nous souvenons de nos saisons passées et de celles à venir… Allumons des flammes sur notre table de partage d’aujourd’hui, célébration des étapes de notre vie.
Allumons ou réallumons la flamme de notre jeunesse période regorgeant de la vitalité et de la fraîcheur du printemps, saison de tous les commencements, de tous les possibles, de toutes les audaces.
Puis s’ouvre la saison laborieuse de l’été – saison des blés murs, saison des engagements professionnels, familiaux, associatifs….-.
Voici la flamme chaude et pleine de vie de la maturité, flamme du mi-temps de la vie.
Un jour on se retrouve en automne une saison qu’on voudrait arrêter et savourer jusqu’à la dernière goûte de soleil. Les certitudes diminuent.
C’est cependant l’époque des récoltes et il n’est pas trop tard pour semer encore une deuxième récolte. Mais déjà les premières bourrasques se font sentir nous avertissant des fragilités de la vie.
L’automne mêle l’orange et le noir, l’abondance et le vide.
L’automne nous ressemble.
Nous apprenons l’humilité des passages difficiles et des ruptures douloureuses.
Allumons la flamme de nos fragilités, de notre humilité de nos dépouillements et de nos espérances.
L’hiver de la vieillesse arrive toujours trop vite et restreint notre champ d’action, nos possibles.
Il n’est pas facile de voir aller sa vie, de compter les absences, d’attendre les arrivées…
Mais cette saison néanmoins nous permet la poursuite de la croissance. Ce que nous perdons en élan, en audace, nous le gagnons en sagesse.
Les plus belles rides font les plus beaux sourires, elles nous parlent de nos chemins de vie, de nos luttes, de nos compagnonnages, de nos souffrances, de nos espérances.
N’est jamais vieux le coeur qui aime.
Voici la flamme de la confiance, de la sagesse, de l’acceptation, de la prière, de l’Amour.
« Depuis que j’ai confié le monde
A la responsabilité des femmes et des hommes
Je suis à la fois émerveillé et inquiet dit Dieu…
Ils sont capables d’inventer
Ils n’arrêtent pas d’aller de progrès en progrès
Mais ils n’arrêtent jamais, non plus
De tomber de malheur en malheur.
Je suis toujours émerveillé et désarmé
Par le sourire d’un enfant
Devant tous les gestes discrets
Qui viennent en aide.
Je suis plein de tendresse
Pour tous les bénévoles
Qui prennent des engagements.
Je suis toujours joyeux
Quand je vois la rencontre
Des grands-parents et des petits enfants.
Ce dont j’ai besoin, dit Dieu
Ce n’est pas de vos savoirs
C’est de vous.
Maintenant que vous avez quitté
Vos métiers, vos fonctions
Maintenant que vous avez quitté vos titres et vos grades
Il ne nous reste plus que l’essentiel
C’est vous
C’est de vous dont j’ai besoin
Pour que le monde d’aujourd’hui
Ne perde jamais son visage humain …
Tout être porte en lui l’histoire de l’humanité… »
