Eté 2010
Publié par theoparvis le juillet 18, 2010
Eté 2010
Quel été pour notre vie ?
Dans ce temps où la rigueur non dite est là…
Entre deux manifestations pour les retraites
La préparation des lois répressives contre les étrangers
La déroute de l’équipe de France de foot-ball.
Dans cette morosité
Comment faire renaître un été d’espoir ?
Revenons à une vie quotidienne
Le temps de faire le vide
De se désencombrer de l’inutile
Le temps de contempler, comme cela, en passant
Cette nature : arbres, fleurs, océans, montagnes…
Cette nature qui se moque bien de nos peurs du vide.
Le temps d’écouter le silence
Le temps de réapprendre l’autre
De trouver entre lui et moi
Le creux d’une distance
D’une Autre distance.
Oser marcher sur les vagues de l’existence
Etre guetteur des rivages de demain
Se découvrir vigie pour annoncer qu’une parole de vie
Est offerte à l’horizon
Oser être passeur
Imprégné de l’Evangile et de l’humanité
Ouverts aux évènements, à l’inattendu
Passionné par le symbole et le langage
Femmes et hommes de plein vent
Toujours attentifs
A celui qui est exclu…
![Parvis Bretagne ile-aux-moines-510470[1]](http://theoparvis.files.wordpress.com/2010/07/parvis-bretagne-ile-aux-moines-5104701.jpg?w=300&h=200)
RIEDINGER a dit
J’ai d’abord et gêné par l’apparence de fuite que pourrait représenter cette proposition.Peut on entièrement oublier fut ce le temps d ‘un été les questions sociales qui déterminent la condition humaine et posent les questions fondamentales de la justice, la fraternité et la liberté. Et entre les problèmes dont la solution engage vraiment des existences humaines et une conception de la solidarité:l’avenir des retraites,les lois d ‘exclusion…et la comédie médiatisée du foot, quel rapport? Peut être je n’ai pas assez vu la pointe d’ironie qui dénonce cette confusion même!
Je ne méprise pas pour autant la nécessité du repos, du retrait, de la méditation, de la prière et de l’adoration, et surtout de l’attention à l’autre dans son altérité …à condition de ne pas confondre l’Ultime et certaines de ses manifestations..ou encore l’Essentiel et nos sensations agréables fussent elles nobles et élevées.Je sais qu’il m’arrive d ‘être en paix parce que je suis dans le déni de la guerre.Pusi je vivre vraiment BIEN en vacances quand le monde est ce qu’il est?
Que chacun rencontre la réalité du monde avec son regard et ce qui compte c’est que ce regard soit assez attentif et profond pour recevoir les”dons” que tout évènement:solitude ou rencontre, plongée dans la nature ou manifestation de masse, travail intellectuel ou échanges fraternels, chants et poésie ou travail des mains réservent comme dons humanisant notre existence en lien avec autrui. Car il m’est assez difficile de mener une existence humaine équilibrée entre la fraternité agissante et l’intériorité dynamisante.
Mounier disait en gros:il y a un moment pour l’activité et l’engagement et un autre temps pour la retraite et la contemplation. Ce sont les deux temps de la respiration spirituelle ou les battements du coeur solidaire. Ne pas les séparer! Et ce ne sont pourtant pas les mêmes.
Mais n’est ce pas chaque jour aussi que nous devrions nous proposer de respirer et de laisser battre notre coeur sans nous laisser entrainer dans l’activisme culpabilisant ni nous endormir dans des rêves religieux illusoires ou uune nature trop vite divinisée.
Bonnes vacances à tous mes amis. A tous ceux qui peuvent passer des vacances…Et il y a aussi des moments- et je sais que beaucoup parmi nous les connaissent- où les faiblesses du corps ou du mental rendent la vie difficile y compris dans le recul et le calme des vacances. On ne peut décidément pas être en paix totale ni dans la nature ni hors de la nature tant que des ami(e)s souffrent…ou que l’on souffre soi même.Les sages sont ils si sages quand ils disent être en paix?
Je ne peux pas vivre à cent pour cent la vie du lys des champs…Hélas!
Jean